Les psychothérapies (suite)
Il semble bien que les sociétés psychanalytiques ont su éviter le piège d’une “organisation parapluie” que leur proposaient les pouvoirs publics d’une part et les Fédérations de psychothérapeutes d’autre part.
Christian VASSEUR
Président de l’AFPAndré SIROTA
Psychothérapie au Ministère de la Santé le 15.06.06
Cher-e-s collègues,
Danièle Brun et moi représentions le Siueerpp à la réunion convoquée au ministère de la Santé le jeudi 15 juin à 14 h 30. Elle a duré jusqu’autour de 16 heures.
Cette réunion était convoquée par le professeur F. Brunelle. L’objet proposé à l’ordre du jour était : « définition des critères permettant une reconnaissance des associations psychanalytiques ».
Dès lors que cette question était posée dans les locaux du ministère de la santé, la reconnaissance en question passait par l’État et un texte réglementaire.
Eu égard à cet objet, on pouvait s’attendre à ce que seules les sociétés de psychanalyse soient invitées.
Or, des fédérations de psychothérapeutes étaient présentes arguant comprendre parmi leurs membres, des psychanalystes et pas seulement des psychothérapeutes ce qui les a conduit à changer leur nom…
Le Siueerpp a été invité. La présence des universitaires dans cette réunion a été questionnée.
Rappelons que cette réunion prend place et sens dans un certain contexte et après une succession de réunions multilatérales et de rencontres bilatérales dans le cadre des suites de l’amendement Accoyer, puis de l’Art. 52 de la loi de Santé Publique, puis des concertations organisées autour de l’avant-projet de décret.
Rappelons le rôle joué par le siueerpp dans la défense de la référence à la psychanalyse à l’université pour la recherche et la formation des futurs psychologues.
Eu égard à la responsabilité spécifique du Siueerpp, il nous est apparu qu’il était pertinent de participer à cette réunion, en observant, bien entendu, notre place et notre mission.
A l’invitation lancée par Monsieur Brunelle de « définir des critères de reconnaissance des associations psychanalytiques », et lors du tour de table des groupes représentés, les représentants des sociétés de psychanalyse ont répondu NON, avec différentes nuances ou au contraire sans commentaire.
Conclusion
Il n’y aura pas de création d’un label d’état pour reconnaître une association psychanalytique, et encore moins une société de psychanalyse, ni une fédération de psychothérapeutes comptant des psychanalystes dans ses membres, même si ce point n’était pas à l’ordre du jour.
Il n’y aura pas de labellisation d’état pour les associations et donc pour leurs membres.
Chaque société ou association conserve et assume la pleine et entière responsabilité de la qualité de ses membres comme jusque-là. Il n’y aura pas de mainmise de l’Etat.
Nous pouvons nous en réjouir.
Eu égard au climat qui a régné, et aux risques qui sont apparus, explicitement ou implicitement, on peut penser qu’il est peu probable que le ministère ne renouvelle ce type d’initiative avant longtemps.
Cordialement.
A. S.
Séminaire Inter-Universitaire Européen d’Enseignement
et de Recherche en Psychopathologie et Psychanalyse (SIUEERPP)