LES PSYCHOTHÉRAPIES ET LA LOI (suite)

HÂTONS-NOUS LENTEMENT

Christian VASSEUR

L’article 52, définitivement inscrit dans la loi française, n’a pas encore fait ses premiers pas. La rédaction du décret d’application sera déterminante pour l’avenir du vaste chantier, maintenant bien ouvert, des soins psychothérapeutiques.

Le fondement du pré-requis – la formation à la psychopathologie clinique théorique et pratique – devra être sans ambiguïté dans son application pour que l’édification d’une formation réponde aux exigences légales de l’encadrement du soin pour la protection du public. C’était l’esprit premier de l’amendement de Bernard Accoyer, le fond du débat en deuxième lecture en juillet au Sénat, et la raison de la dernière modification du texte par la commission mixte paritaire le 29 juillet 2004.

Sur ce point, l’AFP-SPF n’a rien concédé et a fait tout ce qui était possible, et jusqu’au dernier moment, pour avertir les politiques ; et continuera.

Rendez-vous est pris avec le responsable des rencontres avec les professionnels, qui sont préparatoires à la rédaction du décret. C’est Jean-Michel Havet qui, après les représentants du SPF au Ministère le 30 septembre, Annick Feugère-Engel, François Kammerer et notre inoxydable ami Roger Salbreux, rappellera que la formation académique à la psychopathologie est universitaire, la pratique est hospitalière, et qui demandera la création d’un Collège scientifique national, de réflexion et de proposition, sur les soins psychothérapeutiques (cf. Amendement de l’amendement, LLPF no 130, p. 4).

Enfin, nous continuerons notre travail d’information sur un sujet qui a été très lourdement perverti. C’est pourquoi, invité par le Professeur F. Rouillon à débattre du sujet au Salon PSY & SNC, j’ai souhaité que ce soit avec un représentant emblématique du Front du Refus, le Docteur René Major. La rencontre aura lieu le :

mercredi 24 novembre 2004, de 14 h 00 à 15 h 30,
lors du Congrès PSY & SNC,
à la Cité des Sciences et de l’Industrie
La Villette, à Paris
et est ouverte à tous, sur le thème : Faut-il un statut de psychothérapeute ?

C. V.
Président